Jeudi, 13 Décembre 2018

FIPSA : « Les raisons de rejet des demandes des visas ne sont pas toujours correctes.

Immigration

La mauvaise interprétation de la loi sur l’immigration conduit à de nombreux rejets des demandes de visas d’études, de travail ou d’affaires.  C’est du moins ce que pense l’association des agents d’immigration, The Forum of Immigration Practitionners of South Africa, FIPSA.

C’est à cause de ces rejets qualifiés d’injustes par cette association que de nombreux étrangers ne sont pas en mesure de travailler, d’étudier, de faire des affaires et se retrouvent même sans argent après le gel de leurs comptes bancaires.

Gerrit Janse Van Rensburg, un membre de cette association, insiste sur le fait que les demandeurs de visa sont parfois mal informés à partir du centre de dépôt des visas, VFS.

« Plusieurs personnes ne reçoivent pas d’aide dans ces centres. Résultat : des lettres de rejet se succèdent les unes après les autres. » A-t-il affirmé.

Pour Rensburg, on retrouve de nombreux cas de rejet lorsqu’il s’agit des visas visiteurs, d’études, d’affaires et le « critical skills ».

Il a même regretté que de nombreux demandeurs du « volonteer visa » ont dû renoncer à leurs projets et rentrer dans leur pays d’origine à cause des rejets et autres  complications.

« Nous avons pourtant besoin de ces bénévoles pour aider nos communautés, c’est dommage qu’ils se voient parfois obligés de plier bagages à cause de ces rejets. » a-t-il déploré.

Cette association constate en fait que plusieurs se sont vus refuser ce visa sous prétexte qu’ils n’avaient pas les compétences requises.

« Avez-vous besoin des compétences pour être bénévole dans une communauté ? » s’interroge cette association.

Une famille s’est aussi plaint : après avoir fait la demande pour leurs deux enfants pour un visa d’études, les parents ont reçu une lettre de rejet stipulant qu’un des enfants doit rentrer dans son pays d’origine pour faire cette demande. Pourquoi La première demande a été approuvée et pas l’autre ?

Un autre cas relevé est celui du visa d’affaire. La nouvelle loi stipule que le département de commerce et industrie, DTI devrait donner une lettre prouvant la viabilité de la compagnie à créer.

Certains demandeurs du visa d’affaires ont reçu des lettres de rejet. La raison avancée par le ministère de l’intérieur : La lettre du département de commerce de l’industrie ne parle pas clairement de la viabilité de la compagnie.

Coûts et répercussions

Ce qui est déplorable est que les demandeurs doivent encore payer R1350 de frais pour faire un recours. En gros, ils auront dépensé R2700 pour le même visa.

Il est très important de signaler que les recours prennent jusqu’à deux ans.

« Qu’est-ce que la personne est censée faire pendant ces deux ans en attente de son visa ? Rien : il ne peut pas poursuivre ses activités et en plus de cela, il n’a même plus accès à son compte bancaire gelé dès l’expiration de son permis » a déclaré Rensburg.

Le ministère de l’intérieur refuse d’admettre qu’il y a un sérieux problème.

Entretemps, cette association attend toujours que le directeur général du ministère fixe une date pour des consultations.

« Nous voulons juste discuter et trouver des voies de sortie de cette crise » a conclu cette association dans un communiqué.