Saturday, 04 April 2020

Journée Internationale de la Femme : Pour l'organisation professionnelle et personnelle de l’entrepreneuriat.

Social

  La journée internationale de la femme est célébrée dans de nombreux pays à travers le monde. C’est un jour international mettant en avant la lutte pour les droits des femmes.  C’est dans cette optique qu’Alex Mangala, délégué fédéral de l’union des jeunes du Parti Démocratique Gabonais Afrique du Sud, UJPDG, et son équipe de travail, un groupe de jeunes du bureau fédéral, ont pris l’initiative d’organiser une conférence ce 08 Mars 2020 à Pretoria.

 « Cette journée a précisément retenue notre attention à cause du rôle essentiel que joue la femme dans notre société malgré les affres qu’elle subit. De même, son rôle au sein du Parti et pour la Patrie ne peut laisser aucun gabonais indiffèrent quand on voit l’engouement qu’elle a pour servir notre Grand Parti des masses » a déclaré une des membres du Parti.

 Le thème retenu en Mars 2019 par l’Organisation des Nations Unies était : « Penser équitablement, bâtir intelligemment, innover pour le changement ». 

S'inspirant de ce thème, les jeunes femmes de l’UJPDG ont opté pour l’organisation professionnelle et personnelle de l’Entrepreneuriat afin de donner aux jeunes femmes francophones, les outils nécessaires pour remporter les défis quotidiens et intégrer le milieu entrepreneurial.

 « Ce thème a été retenu cette année car les jeunes femmes rencontrent régulièrement des difficultés à être autonome pour diverses raisons. Nous trouvons nécessaire de nous réunir entre femmes afin de partager nos différentes expériences et stratégies visant à améliorer notre épanouissement dans la société. Car en effet, certaines ‘’Jeunes Femmes’’ ont du mal à s’intégrer et entrer en compétition dans ces milieux très souvent dit-on ‘’réservés aux Hommes” » a rajouté une membre du parti.

La cérémonie s’est tenue autour d’un cocktail et l’intervention de trois panélistes. Elles ont respectivement parlé des origines de la journée internationale de la femme, l’organisation personnelle de l’entrepreneuriat et l’organisation professionnelle.

Selon, Katucia Moussongo Bitsaka,  Copywriter et détentrice d’un Master en relations publiques à l’Université de Technologie de Vaal (VUT), éditeure en Chef du magazine ‘Bantu of Vaal’, La journée internationale de la femme est bien évidemment l’histoire de plusieurs femmes ordinaires qui ont mené des luttes ouvrières de de nombreuses manifestations depuis des siècles pour participer à la société d’un pied d’égalité avec les hommes.

« Cette journée a été proposée pour la première fois en 1910, pendant la conférence internationale de la femme socialiste. Le leader du mouvement était Clara Zetkin, une femme d’influence allemande qui reste un emblème fort de la bataille. » a-t-elle déclaré.

   À cette époque, la date n’avait pas encore été définie, ce n’est qu’à partir de 1917 que la tradition a été mise en place, elle a suivi la grève des ouvrières de Saint Petersburg. Le monde entier a pris part à cette célébration depuis 1945 jusqu’à nos jours. La date fixe a été convenue officiellement par les Nations Unies en 1977, puis en France en 1982.

   En effet, il existait auparavant quelques droits non octroyés aux femmes tels que le droit au vote, le droit de travailler sans l’autorisation préalable de leurs maris, l’accès aux statuts de hauts fonctionnaires de l’État, le droit de s’exprimer sans l’aval de leurs conjoints, le droit d’avoir le même avis sociopolitique et culturel que leurs époux, le droit de former des syndicats, la contrainte d’être des femmes au foyer contre leur volonté et bien d’autres.

     Il y a une grande liste de femmes ayant faites de grandes inventions qui nous servent efficacement de nous jours. Tel que : Marie Van Brittan Brown, mise au point de la vidéosurveillance en 1969 ; Grace Murray Hopper, conceptrice du premier compilateur en 1951 du langage COBOL en 1959 ; Joséphine Garis Cochrane, inventrice du premier lave-vaisselle en 1886 ; Elizabeth Magie, créatrice du Monopoly ; Maria Beasley, inventrice du radeau de sauvetage en 1882 et bien d’autres femmes » a declaré Katucia Moussongo pendant son interventio .

 Ensuite, Ursula Ninethe Ndingua, camerounaise, Ingénieure en Réseau à MCSE et directrice à ‘Infinity bed and Breakfast’.

« Le principal levier pour arriver à mener de front un équilibre entre la vie personnelle et professionnelle est l'anticipation des priorités ».

 

   Ursula Ndingua a rajouté : « Il y a un lien entre le développement personnel et le développement de l’entreprise. Ainsi, pour développer la performance d’une entreprise, il faut prendre en compte les compétences et les capacités de chacun de ses employés, ce qui nécessite le recours du manager au développement personnel. Il est à noter qu’il y a différentes méthodes de développement personnel comme par exemple repenser aux modes d’organisation mais l’objectif est de permettre de concilier la vie personnelle et professionnelle.

    En outre, le développement personnel en termes de management et bonne relations publiques est avantageux pour une entrepreneuse car non seulement il améliore la communication au sein de son entreprise mais il a aussi un impact sur son rendement et sa productivité.

   Les formations développement personnel sont un moyen d’améliorer le bien- être au travail car si on veut développer l’entreprise, il faut d’abord travailler sur soi-même. Ainsi, la performance de l’entreprise commence par le développement personnel. D’un autre côté, le développement personnel permet de mieux comprendre son mode de fonctionnement émotionnel, cognitif et intellectuel, cela pour améliorer son rapport avec soi-même et avec autrui et pour faciliter la cohésion des groupes au sein de l’entreprise.

 Il est primordial en tant qu’entrepreneuse de ne pas se jeter sur des dépenses inutiles et non nécessaires, mais au contraire d’avoir une très bonne gestion de finances. Aussi, la confiance en soi et en ce qu’on entreprend sont fondamentaux de même que l’étude du marché avant le début de toute entreprise.

Enfin, Sorelle Ngwes, gabonaise, elle travaille en gestion de risques et a une Licence en Business Management. Elle a tout de même travaillé en tant que Business Consulting à BBW Consulting. Elle fait présentement des recherches et un master en gestion de risques et entreprise.

                 « L’entrepreneuriat désigne l’action d’entreprendre, de mener à bien un projet, c’est la création d’une activité économique soit pour attendre un objectif ou répondre à un besoin. Une entrepreneuse est ainsi prête à prendre des risques. Elle est un leadeur innovant, tenace, clairvoyante, autonome, travaille beaucoup, et s’engage à long terme.   Une entrepreneuse a donc pour qualités la détermination, la discipline, la passion, la créativité, la tolérance face à l’échec ; elle n’a pas peur de manquer de ressources financières, elle s’organise toujours et planifie, elle aime la liberté, a confiance en son projet, elle est sociable et ouverte d’esprit, elle est optimiste, se forme et prête à faire des concessions.  Une entrepreneuse devrait procéder les compétences suivantes : le leadership, l’étude du marché, la stratégie de planification, des compétences en comptabilité et finance, l’accès au capital de lancement, la gestion de croissance de l’entreprise et bien d’autres.  L’entrepreneuriat comprend en effet plusieurs avantages tels que la liberté, le gout du challenge et e gain financier, mais aussi des inconvénients tels que l’instabilité, la pression et une charge élevée de travail. 

 L’entrepreneuriat chez la femme africaine      Selon le cabinet Rolland Berger pour Women in Africa, près de 24% des femmes africaines en âge d’exercer un emploi sont activement impliquées dans la création d’entreprises. 

Néanmoins, la femme africaine n’est pourtant pas synonyme de développement, car plusieurs se sont impliquées dans l’entrepreneuriat par nécessité et non par choix.          Dans le souci de réagir face à environnement économique qui n’est pas favorable, les entrepreneuses africaines couvrent la plupart d’entre elles des secteurs qui permettent de répondre à des problématiques du quotidien. Entre autres l’agriculture, l’énergie, l’accès a l’eau mais aussi l’éducation et la santé.

    Bien que l’entrepreneuriat féminin soit dynamique en Afrique, les entrepreneuses sont souvent très vite confrontées à de nombreuses difficultés à savoir : le financement face au refus catégorique des banques d’épauler, elles n’ont pas d’autres choix que de se rapprocher de leurs familles pour l’assistance financière nécessaires.

 Malgré toutes difficultés énoncées, l’entrepreneuriat féminin en Afrique a de l’avenir. De plus en plus d’entrepreneuses se réunissent pour affronter les obstacles qui leur sont propres. » a déclaré Ninethe Ndingua.

La journée s’est ainsi clôturée par un jeu concours se portant autour du thème de l’entrepreneuriat. Les trois gagnantes ont bénéficié d’une somme de R1500 pour la première place, R1000 pour la deuxième et R500 pour la troisième.  Une des trois finalistes a tout de même bénéficié d’une formation offerte une entreprise appelée REDEZIGN représentée par Joel Victor N’Dah. Il s’agit d’une entreprise privée Sudafricaine qui a mis au point un projet appelé ‘’Build South Africa’’ dont le but est de fournir des stages et des emplois aux étudiants. 

 Nous saluons tout de même la marraine de cette cérémonie Mme Karine Arissani Epse Ntoutoume Ondong Secrétaire Exécutif de l’ARTEF, Conseiller Municipale et Femme Leader Politique qui travaille avec dévouement sur la promotion de la communauté gabonaise et l’amélioration des conditions de vie.

     Pour finir, je tiens à féliciter le travail abattu par mes Sœurs et celles qui dans l’ombre ont permis la bonne marche de notre cérémonie » a déclaré Leticia MBA.

Facebook : Bureau Fédéral UJPDG Afrique du Sud     Email : ujpdgsa@gmail.com