Lundi, 16 Juillet 2018

Jules Batale : « L’animal» brise les chaînes !

Sport

Le hasard aurait bien fait les choses dans la carrière professionnelle de certains boxeurs congolais vivant en Afrique du Sud, à Johannesbourg. Au moment où se   prépare un festival de boxe, certains boxeurs congolais ont choisi de briser le silence pour être de nouveau   mis en vedette sur le ring Sudafricain.

En effet, c’est pour cette occasion que le boxeur congolais Jules Batale Lobanda, refait surface en participant à ce festival de boxe prévu pour le 3 Décembre 2017 à Rosettenville, dans la ville de Johannesbourg avec Manny Fernandez comme son principal entraineur et aussi comme l’un des organisateurs dudit festival.

 Après avoir signé un contrat pour un combat de quatre rounds et après avoir passé quatre ans sous silence partant de la défaite qu’il a encaissée lors son dernier combat du 2 Mars 2013 face à Mthobisi Buthelezi, Jules Batale vient de doubler les efforts et affirme être physiquement en forme pour livrer et remporter ce combat comme il le déclare lui-même. Ainsi, il fera face à Siya Mabena de nationalité sud-africaine qui a au total livré quatre combats pour quatre victoires dont deux par K.O.  

Alors, qui est donc Jules BATALE LOBANDA ?

Fils de Patrice Batale et de Célestine Amba, Jules Batale a manifesté son intérêt pour la boxe depuis 1988. Dès lors, il assistait régulièrement aux séances d’entrainements supervisées par Mr. Remy connu sous le nom de Texas dans la commune de Lemba dans la ville de Kinshasa. Après avoir obtenu son Diplôme d’Etat en Mécanique Générale, Jules développera une passion pour la boxe avec Jim MABUKA comme entraineur principal. Et dans son amateurisme, Jules Batale livrera une douzaine de combats avant de devenir professionnel. « J’ai beaucoup appris avec Jim Mabuka ; je lui dois beaucoup sur le plan professionnel ; il m’a beaucoup aidé et je le remercie sincèrement » dit-il.

Soucieux de faire de la boxe une profession à part entière, Jules prendra la décision de quitter la RDC, son pays d’origine en décembre 2006, pour évoluer en Afrique du Sud qui, quelques années plus tard, deviendra sa seconde patrie.

Pourquoi l’Afrique du Sud et non la RDC ?

Jules Batale confirme qu’il aurait aimé continuer sa carrière entre le Canada et les Etats Unis d’Amérique ; mais tout en espérant s’y retrouver un jour et toujours dans un cadre strictement professionnel, Jules confirme qu’au départ il était simplement question de faire carrière dans un pays où les infrastructures de base sont disponibles et aussi à la portée du plus grand nombre. Il avoue de n’avoir bénéficié d’aucune assistance gouvernementale en RDC pouvant lui permettre de faire valoir son talent et même son savoir-faire à sa juste valeur.

A son arrivée au pays de Nelson R.M. Mandela où toutes les conditions sous plus ou moins réunies, Jules souhaiterait être en mesure de livrer trois à cinq combats chaque année avec l’assistance d’un entraineur expérimenté, d’un sponsor et d’un bon assortiment d’équipements facilement adaptables. Mais pour l’heure il est, en majeure partie, concentré dans les préparatifs de son prochain combat.

Junior Assoya ne boxera plus ; il devient encadreur.   

Ce grand festival de boxe connaitra la participation de plusieurs boxeurs congolais à savoir Dax Kapia Mukadi, Dido Mukanya, Raymond Kupula et bien d’autres. Mais le temps fort de ce festival sera le combat de 8 rounds qui opposera Junior Assoya (RDC) à Amon Baloyi (RSA). Et à la grande surprise de ses proches et de ses supporteurs, Junior livrera son dernier combat de l’année et en même temps de sa carrière professionnelle.

« Je sais ce que je ferai des boxeurs congolais !»

Tout compte fait, Junior Assoya livrera son tout dernier combat sans totalement quitter le monde de la boxe. En effet, il sera désormais compté parmi les plus jeunes entraineurs et encadreurs des jeunes boxeurs de toutes catégories. Et dans une parfaite collaboration  avec Rocky Wainstein son  principal entraineur, Junior  lance un appel à tous les boxeurs congolais qui aimeraient faire de la boxe une  profession en bonne et due forme ou qui aimeraient en faire simplement une  discipline sportive dans leur mode de vie : « Après le dernier  combat de ma carrière, je  serai compté parmi les plus jeunes encadreurs et entraineurs professionnels ; je prône le professionnalisme et je demeure fidèle à Rocky Wainstein propriétaire du club Roxy’s Boxing Gym Club avec qui j’évoluerai dans ma nouvelle profession. Bien entendu, je reste ouvert à tous ceux qui aspirent au professionnalisme en me contactant directement au (0027) 845758754 ».

Dans sa nouvelle profession, Junior Assoya tient à faire respecter les normes professionnelles, promouvoir les jeunes talents et assurer leur épanouissement pour un avenir meilleur et assuré. En somme, il s’agit donc de permettre aux boxeurs congolais d’évoluer librement dans un cadre professionnel et structuré en suivant les normes préétablies.