Mercredi, 23 Mai 2018

Junior Assoya prépare son jubilé;il sera compté parmi les plus jeunes encadreurs.

Sport

D’aucuns penseront qu’il serait relativement trop tôt de quitter la scène de la boxe avant d’avoir passé la quarantaine et avant d’avoir réussi à remporter quelques titres honorifiques. Et encore faudra-t-il s’assurer de jouir d’une certaine notoriété ou d’avoir marqué l’histoire de la boxe avant d’envisager de mettre fin à sa carrière.  En effet, c’est avec un peu de regret que Junior Assoya, boxeur professionnel originaire de la République Démocratique du Congo, se voit dans l’obligation de mettre un terme à sa profession et d’être fier de tout ce qu’il a pu réaliser tout au long de sa carrière.

A 34 ans on a encore toute la vie devant soi et on peut encore posséder tous les atouts possibles et susceptibles d’être à la base d’une ascension fulgurante surtout quand on a du potentiel. Mais les choses sont visiblement perçues et différemment conçues par Junior Assoya qui envisage de s’engager sur une nouvelle voie. Il a donc choisi de mettre officiellement fin à sa carrière de boxeur en date du 3 décembre 2017 date à laquelle il fera son jubilé et livrera son dernier combat marquant la fin de sa carrière de boxeur. Pour Rocky Wainstein, son principal entraineur avec qui il a travaillé pendant 3 ans, Junior Assoya est un boxeur discipliné, talentueux et aime son métier ; et malgré cette décision qui semble hâtive et surprenante en même temps Rocky Wainstein demeure optimiste et prend les choses du bon côté en s’exprimant en ces termes : « Après quelques combats qu’il peut encore livrer, Junior Assoya aura du travail à mes côtés et je ferai de lui mon assistant. C’est de l’assiduité et de la détermination que je vois en lui » dit-il.  

Pour ce qui est de son dernier combat contre Raymond Kupula (RDC) à l’issue duquel il a fait un match-nul, Rocky Wainstein reste convaincu que Junior Assoya aurait pu faire mieux qu’un simple match nul n’eût été le peu de relâche qu’il a remarqué de la part de Junior ; mais tout compte fait il souligne qu’il ne s’agissait pas d’un combat facile et l’hypothèse d’un autre combat avec Raymond n’est pas à écarter. Et néanmoins si un autre combat pouvait être organisé la victoire sera bel et bien au rendez-vous en faveur de Junior Assoya. 

Après toutes les étapes qu’il a passées et toutes les difficultés qu’il a rencontrées et surmontées dans sa carrière professionnelle Rocky conclue qu’à présent Junior a tout ce qui lui faut pour travailler avec lui comme assistant.

Roxy’s Boxing Gym Club : Une nouvelle vague s’annonce.

C’est un partenaire que Rocky voit en Junior ; un collaborateur capable il d’assurer les entrainements voire la supervision de son club de boxe qui porte son nom et qui est donc connu sous le nom de  Roxy’s Boxing Gym Club avec lui-même comme principal entraineur, superviseur et Manager en même temps. Et selon lui rien n’a été facile pour Junior à son arrivée dans ce club ; a dû prendre le temps qui lui fallait pour le former et le façonner.

Pour Junior l’essentiel n’est pas simplement de quitter la scène de la boxe pour devenir encadreur mais il est également déterminé à apporter une nouvelle vague dans cette profession avec de nouvelles perspectives et de nouvelles ouvertures pour les boxeurs congolais ; il déclare que le club Roxy’s Boxing Gym Club est l’endroit idéal pour les boxeurs de toutes catégories et de toutes divisions confondues: novices, aspirants, amateurs et professionnels sont tous les bienvenus.  Et la main dans la main, Rocky pense assurer la formation et l’encadrement des jeunes boxeurs en vue de les amener à atteindre leurs objectifs. Ainsi, pour étoffer sa pensée, à cet effet, Rocky Wainstein s’exprime en ces termes : « Je ne veux pas me séparer de Junior Assoya ; il restera mon assistant après avoir obtenu sa license d’entraineur ». 

D’autre part, soucieux de voir la génération montante exceller dans ce domaine, et tout en tenant compte des difficultés obstruant l’ascension des boxeurs étrangers en particulier congolais vivant en Afrique du sud, Junior ne pense à rien d’autre qu’au bien être non seulement de ce club mais aussi au bien être des amateurs de la boxe qui veulent faire de ce sport une profession en bonne et due forme. Dans cette initiative patriotique, Junior Assoya s’oppose à toutes tendances injustes obligeant les boxeurs congolais à livrer des combats sans être au préalable soumis à des séances d’entrainements méticuleusement suivies et adéquatement supervisées  jusqu’au jour prévu pour livrer leurs combats :« Je tiens à apporter toute mon assistance aux jeunes boxeurs ; car après tout  Je suis congolais, j’en suis fier, et je ferai l’honneur de mon pays la RDC ; il est donc hors de question de changer de nationalité : Je mourrai congolais » dit-il.

Avec l’appui des partenaires avec qui il compte collaborer, Junior Assoya sera donc à cheval entre la RDC et l’Afrique du Sud en vue de procéder à la sélection, et à la préparation des boxeurs congolais d’ici l’année prochaine. Par ailleurs, tout en mettant l’accent sur la situation sociale des boxeurs congolais talentueux qui arrivent à peine à se faire connaitre et à se créer une notoriété pour le simple fait d’être étranger, Junior Assoya ensemble avec Rocky Wainstein son nouveau partenaire, promet d’assurer l’avenir des boxeurs venant de la RDC dans le but de continuer leur carrière en Afrique du Sud en mettant à leur disposition une formation complète, un logement décent et des sponsors.

Dans son indignation, Junior Assoya divulgue que certains promoteurs font en sorte que leurs boxeurs n’affrontent que des adversaires qui ne tiendront pas physiquement voire techniquement devant les leurs en vue d’assurer une victoire certaine en faveur de leurs protégés. Cette réalité jugée triste voire injuste plusieurs boxeurs congolais, fait partie du vécu quotidien d’un grand nombre d’entre eux. En outre, Junior Assoya révèle que les boxeurs congolais sont quelques fois « victimes » de leurs propres forces physiques au point de rencontrer assez difficilement des challengers locaux de leurs tailles. Il reconnait, en passant, les efforts et les mérites aussi bien que la persévérance de Junior Ilunga Makabu vivant en Afrique du Sud et de Yourie Kalenga évoluant en France comme étant boxeurs professionnels faisant la fierté de la RDC à l’étranger.

De même, Rocky aimerait également voir tous les boxeurs professionnels traités de la même manière sur le plan professionnels et sans aucune forme de discrimination. Et pour y arriver il pense qu’il soit nécessaire que les autorités compétentes en la matière puissent y participer. Selon lui, il pense qu’il soit important que la Boxing South Africa, agisse dans le seul but de faire régner la transparence dans ce métier où les étrangers sont traités différemment afin que tous les boxeurs professionnels soient traités de la même manière sans tenir compte de leurs origines, de leurs langues ou de leurs races.