Lundi, 16 Juillet 2018

Le SATSA demande le gel de la nouvelle loi sur les visas.

Immigration

Le South Africa Tourism Association (SATSA) a demandé au gouvernement sud-africain vendredi soir le gel et non la « refonte » des nouvelles régulations sur les visas et sur les déplacements des enfants mineurs, car ces mesures pèsent lourdement sur l’économie touristique.

L’association, qui regroupe plus de 1000 professionnels du secteur, a réagi après l’annonce du gouvernement d’une nouvelle réunion interministérielle sous la direction du Ministre du Home Affairs, Malusi Gigaba, pour revoir les conditions de mise en place de ces nouvelles mesures. Cette commission devra « discuter et comprendre les conséquences inattendues liées à la mise en place de cette nouvelle loi » d’après le Ministre.

L’impact de cette nouvelle loi, mise en place au 1 juin 2015, apparait déjà dans les mauvais chiffres du secteur touristique pour l’hiver austral, ainsi que sur les nombreuses annulations en particulier des touristes de Chine et d’Inde, deux cibles importantes pour les professionnels du tourisme sud-africain.

Les nouvelles dispositions sur l’obtention des visas imposent la présence physique de chaque touriste auprès des consulats sud-africains. De plus, les enfants mineurs voyageant seuls ou avec seulement un de leurs parents doivent présenter leur acte de naissance intégral et traduit en anglais.

Le ministère se défend en arguant que cette loi est avant tout destinée à protéger l’Afrique du Sud des trafics humains et notamment des enfants. Le Président de l’Association SATSA, David Frost, considère ces nouvelles mesures « complétement ridicules ». Bien que le gouvernement ait annoncé des discussions avec les professionnels du secteur l’année dernière, alors que la loi avait déjà été repoussée, il dit que le SATSA n’a eu aucune information sur la mise en place de ces nouvelles procédures d’immigration.

« Nous sommes profondément déçus et choqués. Tout cela allait forcément avoir des conséquences sur nos activités, et comment peut-on dire que ces conséquences n’étaient pas prévisibles ! » déclare David Frost.

Mais le porte-parole du Home Affairs, Mayihlome Tshwete, considère que les discussions avec les professionnels du tourisme sont parties sur un mauvais pied. « Bien que nous ayons des intérêts communs, nous devons nous conformer à cette nouvelle loi destinée à améliorer notre administration. Et personne ne peut remettre en cause la sécurité et la protection des enfants mineurs » a déclaré le porte-parole du Home Affairs.