Wednesday, 13 November 2019

Nouvelles attaques contre les étrangers à Johannesburg.

Société

Un début de semaine très difficile pour les commerçants  étrangers dans plusieurs quartiers de Johannesburg.

Des boutiques et autres commerces appartenant aux étrangers ont été cassés et brulés notamment à Jeppestown et Turfontein.

On a également enregistré des affrontements entre les locaux et les étrangers qui essayaient de se défendre.

A en croire la police, la mort de trois personnes lors d’un incendie dans un bâtiment abandonné est à la base de ce regain de violence.

Des enquêtes sont en cours pour déterminer la cause de ces attaques.

Plus de 110 personnes ont été arrêtées en rapport avec ces violences.

African Diaspora Forum ont accusé la police sud-africaine de ne pas avoir répondu à temps aux attaques et d’avoir ignoré les signes de ces attaques.

Différents corps de métier avaient appelé la semaine dernière à une grande mobilisation ce 1er septembre dans le pays pour chasser  les étrangers, selon les locaux, responsables de la vente de la drogue et des crimes.

Des magasins appartenant aux étrangers avaient été pris d’assaut ce weekend à Pretoria.

Cela fait plusieurs semaines qu’il existe des tensions entre les chauffeurs étrangers et les locaux.

Les chauffeurs sud-africains avaient décidé de se faire justice en érigeant de fausses barricades notamment au Kwazulu Natal.

Ils dévalisaient les camions et bus conduits par les étrangers et brulaient leur cargaison.

Les autorités sud-africaines ne se sont pas prononcées sur ces différends incidents.

On compte environ 200 étrangers morts lors de ces différentes attaques depuis un an en Afrique du Sud.

En réponse à un rapport  publié par Human rights Watch sur les violences contre les chauffeurs étrangers, le ministre de transports, Fikile Mbalula a juste déclaré qu’il y avaient de nombreux chauffeurs sans papiers dans ce secteur.    

Les autorités zambiennes et nigérianes ont condamné ces attaques xénophobes. Elles ont invité leurs ressortissants à la prudence.

L’ambassade zambienne a demandé aux chauffeurs routiers de ne pas se rendre à leur lieu de travail à cause des menaces à leur encontre.