Samedi, 26 Mai 2018

Katucia Moussongo annonce la sortie de son 2e livre,My opinion on Women Empowerment.

Katucia Moussongo Bitsaka est une jeune gabonaise qui vit en Afrique du Sud depuis 2009. Attentive à tout ce qui se passe autour d’elle, la jeune diplômé en relations publiques a décidé de se lancer dans la littérature pour toucher aux problèmes rencontrés autour d’elle.

Elle parle de sa nouvelle expérience dans ce domaine :

Franco-SA:  Depuis quand vous êtes-vous mise à écrire?

Katucia: Depuis novembre 2016. Je n'avais jamais pensé que je pouvais écrire un roman (une nouvelle) et le publier. Je suis encore surprise jusqu'à présent. 

Franco-SA: Qu'est-ce qui vous a motivé à écrire?

Katucia: Tout a commencé lorsque j'ai commencé à entrer en contact avec des gens, des vidéos ou des réseaux sociaux où les gens exprimaient de la tristesse ou un mal-être qui les poussent à agir ou réagir d'une manière auto destructrice. D’autres se suicident. Cela m'a touché et je me suis dit: «MY BLUES IS A REAL ISSUE» que puis-je faire pour aider ? Que puis-je faire pour dire à cette personne ou à ces personnes qu'elles ne sont pas seules dans leur souffrance? et que Dieu est présent et n'attend que leur appel pour intervenir ?

Pendant une semaine, j'avais un poids dans le cœur et je ne savais pas pourquoi et comment m'en débarrasser. Alors un jour j'ai pris mon ordinateur portable et j'ai écrit BLUES et à ma grande surprise, j'ai commencé à écrire des paragraphes et des paragraphes. Quelle surprise. Puis quand j'ai fini je me suis dit : «  Ok vous avez fini, qui va le lire ?  Allez-vous vraiment le mettre dans vos archives? » 

C'est ainsi que j'ai pris la décision de publier. Mais au début c'était juste une activité pendant mon temps libre mais surtout un besoin de cracher tout ce que je ressentais en moi. Je vous assure qu'après je me suis sentie mieux dans ma peau.

Je me suis senti emporté dans mes écrits, et cela m'a simplement libérée. Après cela, je me suis sentie mieux. J'ai relu et ai ajouté au Blues, "Nous sommes tous concernés" parce que nous sommes tous concernés par le blues. Personne ne peut me dire que du 1er janvier au 31 décembre tout va bien dans sa vie.

 Avec mon deuxième roman, c'était la même chose, j'ai commencé à être un peu contrarié par ce que les hommes pensent des femmes autonomes, ce que les femmes pensent d'elles-mêmes et ce que la société pense de l'autonomisation des femmes. J'ai pris mon ordinateur portable et j'ai écrit MON OPINION SUR L'AUTONOMISATION DES FEMMES "MY OPINION ON WOMEN EMPOWERMENT" avec toute la rage possible mais aussi l'amour.

Franco-SA: Comment êtes-vous arrivé à toucher vos lecteurs à travers vos écrits?

Katucia: Avec "BLUES", j'ai vraiment essayé de réunir les problèmes qu'un être humain peut traverser et je les ai placés sur une personne que j'ai appelé BLUES. BLUES est donc une personnification et toute personne qui vit dans ce monde peut s'identifier en lisant et saisir le message d'espoir. Avec l'autonomisation des femmes, je n'ai pas hésité à dire ce que je pensais des femmes et du pouvoir. C'est la tendance (femme indépendante etc.), il serait donc intéressant de le lire. Comme pour Blues, il fallait que je me libère en écrivant.

Franco-SA:  En quelle langue avez-vous publié vos livres?    

Katucia: En anglais pour le moment, par la grâce de Dieu, ils seront traduits en français et même en d'autres langues. Peut-être que dans le futur j'écrirai en français.

Franco-SA: Pourquoi avez-vous choisi d'écrire en anglais?

Katucia:  J'écris en anglais parce que je m'y suis senti à l'aise. Ensuite, vu que je réside en Afrique du Sud, mon audience est plutôt anglophone que francophone.Si je dois avoir mon roman ???? vendu dans l'un des bookstores ici, faudrait déjà qu'il soit dans une langue assez commune. Les francophones qui résident ici sont bilingues donc cela ne constitue pas trop un soucis.

Franco-SA: Quels sont les difficultés rencontrées en tant qu'écrivain francophone vivant en Afrique du Sud?

Katucia: Vous savez, ce n'est pas facile d'avoir votre manuscrit accepté dans les agences d'édition/ publication. C'est pourquoi j'ai décidé de m'auto-publier.

Et même d'avoir votre livre dans une librairie, c'est un sacré combat. Pour les Sud-Africains eux-mêmes, c'est difficile, alors imaginez. Vous devez ensuite imprimer, obligatoirement envoyer une copie gratuite aux différentes bibliothèques nationales (6) pour que votre livre soit légalement enregistré dans leur système. Cependant, je remercie AFRICAN FLAVOUR qui est vraiment ouvert aux écrivains venant de partout, sans distinctions. L'avantage est que ce n'est pas un travail par lequel vous avez besoin d'un permis de travail. Cependant, je suis encore nouvelle dans cette industrie, il y a beaucoup à apprendre et à expérimenter.

Franco-SA:  Qu'aimeriez-vous dire à ceux qui aimeraient se lancer dans la littérature?

Katucia: Surtout n'hésitez pas. Si vous pensez que vos écrits peuvent aider, n'hésitez pas et n’écoutez pas les bouches qui découragent.

Franco-SA: Quel est votre plus grand regret en tant qu'écrivain?

Katucia: Ne pas pouvoir écrire des livres de 500 pages ou plus. Vous savez, ces gros livres. Mais bon comme je l'ai dit plus haut, je suis encore nouvelle dans cette industrie; je ne suis qu’a deux livres. Mais je m'abandonne complètement à l'inspiration que Dieu me donne et me donnera. Je ne serai pas capable d'écrire quoi que ce soit qui ne glorifie pas notre Seigneur Jésus.

Franco-SA:  Si l'on vous demande de décrire en un mot l'Afrique du Sud, quel adjectif ou quel mot vous vient en premier en esprit?

Katucia: Les zulus (rires)