Thursday, 18 July 2019

Les combattants de l'Afrique du Sud: une tendance vers l'unité des congolais.

« Nous, en tant que congolais avons le droit de protester, de dénoncer la dictature, les injustices et le mauvais traitement que subissent les congolais. »

La déclaration est de Odilon Mbambo, secrétaire général de l'organisation Congolese Refugees Project in South Africa, plus connus sous le nom des combattants.

Le groupe des expatriés congolais dénommé « combattants » regroupe plusieurs intellectuels congolais : médecins, ingénieurs, architectes, étudiants qui luttent tous pour une seule cause : la libération du Congo ainsi que le retour à la démocratie.

« Par des marches, des journées de réflexions et publications, nous voulons dire tout haut ce que les autres disent tout bas. Dire non à ces comportements et attitudes qui réduisent les congolais à un état de peuple opprimés ! Nous voulons faire pression à la communauté internationale et au reste du monde que le Congo doit sortir de cet état de guerre à l'Est du Congo, d'exploitation illicite des minerais et de toute sorte d'injustice, nous en avons marre ! »

C'est en ces termes que le président des combattants, Barthelemi Kalenga a expliqué les objectifs poursuivis par le reste des membres du groupe.

« Nous ne sommes pas des voyous mais plutôt des personnes qui refusent de cautionner le mauvais comportement de nos dirigeants et de leur complice. » Ajoute-t-il.

« Les réactions violentes des combattants sont une résultante de l'échec des négociations ainsi que de la révolte du mauvais traitement que subissent les congolais. » déclare Odilon Mbambo.

Depuis un certain temps, les différentes organisations congolaises se réunissent et discutent ensemble des problèmes liés au Congo et du rôle que pourrait jouer la diaspora dans la sortie de cette crise.

Les combattants à Pretoria se réunissent chaque mardi et dimanche au parc Jubilee. Pour l'organisation des marches et autres manifestations, une réunion est prévue avec les congolais de Johannesbourg afin de mettre ensemble les idées.

« Nous venons tous ensemble comme enfants d'une même nation, si il y a eu des différends dans le passé, nous sommes en train de résoudre nos problèmes et unir nos forces pour mieux faire entendre nos voix » affirme Barthelemi Kalenga.

Pour le moment, il n'existe pas encore de trésorerie au sein de l'organisation. Cependant, il arrive que les membres du groupe se cotisent pour des cas de maladies et comme récemment, un cas de décès survenu d'un congolais.

« Nous sommes convaincus que nous arriverons à faire de notre communauté une communauté forte ! » conclut Barthelemi Kalenga.