Samedi, 17 Novembre 2018

Les étrangers africains en Afrique du Sud: victimes d’une insécurité permanente./ Une analyse de Sarah Tshienda

Au fil des années, l’Afrique du Sud est devenu le pays africain avec le taux de criminalité le plus élevé.

 Le Crime index 2017 Mid-year publie même par Numbeo que parmi les villes africaines au taux de criminalité le plus élevé, les 4 premières sont sud-africaines.

Sa criminalité ne se retrouve pas dans la traite des noirs comme en Libye.

Le pays souffre plutôt  des cas élevés de meurtre, de viols, d’assassinats, de kidnapping, de vols à mains armées, de xénophobie, des cas de morts ayant comme raison non-assistance en personne en danger.

 Quelques fois l’endroit public ou isolé et même le temps n’empêchent en rien ces attaques. C’est d’ailleurs les grandes villes de l’Afrique du Sud qui sont réputées en crime.

Ainsi les étrangers dans ce pays sont victimes d’une insécurité continue. Les statistiques prouvent même qu’en l’espace d’une année au moins plusieurs étrangers perdent leurs vies en Afrique du sud pour cause d’agression ou étant victimes de violence en Afrique du Sud. La triste scène s’y trouve quand la victime n’est pas assez secourue ou garantie d’une sécurité durable selon les normes des relations internationales.

Pourtant l’Ubuntu devrait considérer la vie humaine par son essence. 

Les sud-africains réclament que les étrangers prennent leurs femmes, leurs emplois, leurs petits commerces et d’encourager la criminalité.

Pour ce, certains méprisent tous les étrangers qui viennent dans leur pays.

Parlant des cas d’étrangers qui perdent leurs vies, emplois, petits commerces, leurs membres de familles suite aux violences de citoyens de l’Afrique du Sud.  « En 2008, une vague de xénophobie avait fait 62 morts, et jusqu’à présent il n’y a eu qu’une seule personne de condamnée pour meurtre, » assure le président du Forum de la Diaspora Africaine Marc Gbaffou en 2015. Depuis ces épisodes xénophobes sont récurrents, et ce d’autant plus que les auteurs de violences xénophobes sont rarement condamnés.

 En 2013, un chauffeur de taxi mozambicain sans défense a été tabassé jusqu’à mort par des policiers sud-africains. Le juge avait qualifié de barbare et totalement inacceptable le comportement de ces huit policiers. Par conséquent, ces derniers ont été condamnés en prison pour 15 ans de pénalité.

 En janvier 2015, une explosion de violences avait fait six morts à Soweto, près de Johannesburg, après qu’un adolescent sud-africain a été tué par balle par un épicier somalien alors qu’il tenait de dévaliser la boutique. 

En 2017, un congolais basé à CapeTown a été assassiné après avoir déposé ses clients Parce  qu’il faisait le taxi avec sa voiture, un business de taxi par des voitures privées moyennant l’application mobile GPRS appelé « UBER », pour faciliter la demande de transport à ses clients. Il a été retrouvé le matin mort dans sa voiture de taxi. Mais on n’a jamais retrouvé l’auteur de son assassinat.

 “Les immigrés sans papiers qui sont maltraités, placés dans des conditions inhumaines et loin respectés dans les services d’immigration au grand mépris de normes internationales en matière d’immigration” dit un réfugié.

Rares sont les états africains qui se montrent plus actifs en faisant voir à l’homologue de Pretoria les conséquences tristes qui provoqueraient une influence négative dans les relations mutuelles.

De ce fait, l’étranger en Afrique du Sud vit dans une insécurité permanente : il n’est jamais sûr que la xénophobie par exemple, prenne définitivement fin. Elle a tendance à juste se calmer et non cesser. Il vit encore plus dans l’angoisse puisqu’il ne se sent protégé ni par la police, ses représentants de droits de l’homme ou par ses représentants des relations internationales. Beaucoup d’étrangers n’ont pas confiance en la police et renoncent parfois à porter plainte lorsqu’ils deviennent victimes, pensant que leur démarche ne mènera nulle part. Ainsi, de nombreux actes criminels ne sont pas comptabilisés dans les statistiques officielles et leurs auteurs restent impunis.