Lundi, 19 Novembre 2018

Lydie Bongabonga :“Fabulousdotcom,une plateforme de remise en confiance des mannequins

Le mannequinat, un secteur encore ouvert pour les étrangers en Afrique du Sud reste très compétitif pour les agences qui naissent un peu partout sur le territoire sud-africain.

Certaines agences ne recrutent que les sud-africains, d’autres par contre, préfèrent mettre l’accent sur le physique des mannequins plutôt que leur pays d’origine.

Lydie Bongabonga Mbayo, d’origine congolaise, ingénieure de formation en technologie de l’information, a créé son agence de mannequinat, Fabulousdotccom et nous livre les secrets de ce domaine ainsi que sa détermination à réussir dans ce domaine dans son pays d’accueil.

Elle nous accorde une interview dans son bureau dans le quartier de Bloubosrand, à Johannesburg.

Franco-SA : Bonjour Lydie Bongabonga Mbayo, fondatrice  de Fabulousdotcom, une agence de mannequinat ici en Afrique du Sud, pouvez-vous quand avez-vous créé cette agence ?

Lydie Bongabonga : Merci pour cette opportunité que vous m’offrez de parler de mon agence. Fabulousdotcom a été créée en janvier 2013.

 Franco-SA : Qu’est-ce qui vous a motivé à le faire ?

Lydie Bongabonga : Ce que vous devez savoir, c’est depuis ma tendre enfance, le mannequinat, les concours de beauté et la mode m’intéressaient beaucoup. J’ai d’ailleurs gagné un concours de beauté à l’âge de 5 ans en remportant le titre de Miss Charmante. En décembre 2012, j’étais l’encadreuse  de trois jeunes filles qui participaient au concours de beauté de Miss et Mr Rosebank College, et mes trois protégées avaient remporté les titres de Miss Rosebank College, 1ere dauphine et 2e dauphine.  Et Chaque fois que je les recommendais aux agences, elles étaient parmi celles qui étaient retenues pour les publicités. Ma passion pour le mannequinat n’a fait que croitre, j’ai donc décidé de suivre mon rêve et de créer ma propre agence de mannequinat car dans la vie lorsqu’on a un rêve, il est important de travailler afin de le réaliser.

Franco-SA : Parlez-nous de vos débuts, comment avez-vous pu recruter des mannequins ?

Lydie Bongabonga : J’ai commencé par créer une page Facebook, c’est à partir de là que j’ai commencé à recevoir les demandes des jeunes filles qui voulaient évoluer dans ce domaine.

Franco-SA : Qu’est-ce qui caracterise Fabulousdotcom ?

Lydia Bongabonga : Fabulousdotcom n’est pas seulement une agence de mannequinat, mais c’est aussi une plate-forme ou j’encourage mes mannequins à développer leur  confiance  et se valoriser. Je leur dis toujours que le physique seul ne suffit pas  par contre ils doivent utiliser  ce qu’ils ont dans la tête.

Franco-SA : N’est-ce pas contradictoire ? Puisqu’en parlant du mannequinat, c’est plus sur le physique que l’on se penche.

Lydia Bongabonga : C’est n’est pas du tout contradictoire. Je vous assure que l’intellect  aussi compte dans ce domaine, donc à mon avis, il ne s’agit pas d’un aspect négligeable.

Franco-SA : Avez-vous suivi une formation particulière sur le mannequinat ?

Lydie Bongabonga : Pas du tout, je me suis forme sur le tas. Comme c’est une passion pour moi, je suivais tout ce qui passait à la télé, toutes les compétitions, les concours de beauté, je les suivais à la lettre et je les enregistrais sur mon magnéto. Quand vous avez une passion, il ne suffit pas de dire, oui, c’est ma passion mais il faudrait plutôt travailler dessus pour faire de cette passion une réalité. Ma passion pour le mannequinat est basée sur le fait que c’est un don de Dieu.

Franco-SA : Quelles sont les difficultés que vous avez rencontré lorsque vous avez commencé à recruter les mannequins ?

Lydie   Bongabonga : Dire non à mes amis et aux autres membres de famille qui voulaient devenir mannequin mais qui n’avaient pas le « X factor » ce qui nous permet de determiner si cette personne est bonne pour être mannequin ou pas. Je ne pourrais pas vous expliquer mais soit on a ce « X factor » soit on ne l’a pas, c’est tout.

Franco-SA : Votre agence a-t-elle déjà participé à de grands défilés de mode ?

Lydie Bongabonga : Oui, plusieurs au cours de cette année. Il y a SA Fashion Week, Mercedes Fashion, Soweto Fashion Week, International Fashion Sale, Bride Magazine, Absa TV Commercial, Stanbic TV Commercial en mois de 6 mois.

Franco-SA : Votre compagnie est encore jeune, comment vous vous y êtes pris ?

Lydie Bongabonga : Vous savez la vie appartient aux courageux. Je n’ai jamais eu peur de la compétition, je ne me laisse pas décourager facilement. J’ai pris mon téléphoné, j’ai appelé SA Fashion show et la première fois, on m’a dit non. Ils m’ont dit qu’ils ne traitent qu’avec les grandes agences qui évoluent depuis plusieurs années. Cette reponse ne m’a pas découragée, j’ai rappelé jusqu’à ce qu’ils m’ont également donné ma chance. J’avais etabli des objectifs pour ma compagnie et là, je suis fière de vous dire que ma jeune compagnie aujourd’hui a participé à SA Fashion avec les grandes agences.

Franco-SA : Comment gagnez-vous de l’argent en tant qu’agence de mannequinat ?

Lydie Bongabonga : Nous avons 30% de ce que gagnent nos mannequins.

Franco-SA : Quel est le meilleur souvenir que vous avez depuis la création de Fabulousdotcom ?

Lydie Bongabonga : SA Fashion Show a été la meilleure expérience de cette année. Voir mes deux mannequins défiler sur ce podium m’avait beaucoup encouragé à travailler plus dur ! J’etais folle de joie, je vous assure.

Franco-SA : Quel est le pire des souvenirs depuis la création de votre agence ?

Lydie Bongabonga : C’est lorsqu’après avoir travaillé dur avec mes mannequins et qu’on ne retient qu’un seul ou qu’on ne les retient pas du tout, ca fait tres mal. Il faut alors encourager celles qui n’ont pas été retenues et rester forte pour eux, c’est dur, je dirai. J’accompagne toujours mes mannequins aux auditions donc je comprends leur frustration.

Franco-SA : Quelle est votre devise ?

Lydie Bongabonga : Je préfère le dire en anglais : « Where  is your passion lies your riches » (traduction)

Franco-SA : Que conseillerez-vous aux jeunes étrangers qui aimeraient devenir mannequin ici en Afrique du Sud.

Lydie Bongabonga : Je leur conseillerai de ne pas se laisser décourager par le fait qu’ils ne sont pas sud-africains ou ne possèdent pas la résidence permanente. Si vous avez ce qu’il faut pour devenir mannequin, toquez partout, il y a bien une agence qui finira par vous recruter.

Relation entre les mannequins et Fabulousdotcom.

Franco-SA : Vous est-il déjà arrivé d’avoir des mannequins qui refusent de défiler dans telle ou telle tenue ?

Lydie Bongabonga : Oui, c’est un problème de culture, il y en a qui refusent de défiler en maillot de bain ou les seins nus, par exemple. Les sud-africaines, par exemple, n’ont pas de problèmes là-dessus mais c’est pas toujous le cas avec les étrangères.

Franco-SA : Avez-vous déjà eu affaire à des problèmes de drogue ?

Lydie Bongabonga : Non, je n’ai jamais eu ce genre de problemes. Mes mannequins sont inexpérimentés et ne subissent pas trop de pression. Déjà ici, je m’assure qu’ils sentent qu’ils ont une grande valeur. Ce qui est important pour moi, c’est l’impact que je cherche à laisser dans leur vie. C’est comme quelqu’un dirait que les gens vont oublier ce que vous dites, les gens peuvent oublier ce que vous avez fait pour eux, mais les gens n'oublieront jamais comment vous les avez  aidés à se sentir spéciale.  Je préfère prendre des mannequins inexpérimentés afin de les former moi-même et leur montrer que rien n’est impossible. Je préfère donner la chance à tout le monde.

Si vous voulez devenir mannequin, vous avez 1,75m ou plus pour les femmes, 1,80m ou plus pour les hommes, vous pouvez entrer en contact avec Fabulousdotcom.

Website: http://www.fabmodels.co.za/

Email:  fabulousdotcom@gmail.com